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RCF 61 Septembre 2017

 

    Bonjour, mes chers amis, je suis heureuse de vous retrouver sur l’antenne de RCF. J’espère que vous avez passé un bon été et que vous êtes d’attaque pour une nouvelle année avec le Mouvement Chrétien des Retraités.

    Tous les ans, nous avons la chance de descendre dans les Pyrénées du côté de Font Romeu, dans un petit village de montagne. Mon anniversaire est au mois d’août, et cette année j’avais demandé comme cadeau ma participation au pèlerinage diocésain à Lourdes, du 20 au 25 août. Je suis déjà allée souvent à Lourdes, mais jamais dans le cadre d’un pèlerinage et cela me manquait.

    J’ai donc retrouvé les pèlerins ornais à Lourdes et le soir même, je suis allée à la grotte, m’asseoir là, près de Marie tout simplement pour lui parler des personnes qu’on m’avait confiées : mon petit-neveu Théodore qui se bat contre la leucémie, mes amies Andrée et Sophie, Christian, le frère d’une amie, Henriette que la maladie d’Alzheimer éloigne de notre monde…

    Le lendemain, Monseigneur Habert nous a fait une catéchèse sur le Magnificat car le thème retenu par le sanctuaire de Lourdes est cette année « Le Seigneur fit pour moi des merveilles.»

   Nous avons alors chanté l’hymne 2017 de Lourdes « Le Seigneur fit pour moi des merveilles, que son nom soit béni ! Le Seigneur fit pour moi des merveilles ! » L’image illustrant cet hymne était la Visitation qui était à l’entrée du sanctuaire à la porte saint Michel. Nous pouvions alors chanter dans notre cœur ce refrain de louange.

    Mais, qu’est-ce qu’une merveille ? Un cadeau, un bonheur, quelque chose de bon qui nous fait grandir dans la foi, dans la confiance dans l’autre, qui nous fait avancer dans la vie avec sérénité. Vous allez voir….

     Lors de la messe d’ouverture de notre pèlerinage, j’étais à côté d’une dame que je ne connaissais pas, mais nous nous sommes trouvées heureuses d’être l’une à côté de l’autre et nous chantions avec enthousiasme « Chantez avec moi le Seigneur, célébrez-le sans fin. Pour moi il a fait des merveilles et pour vous il fera de même. »

    Nous nous sommes retrouvées plusieurs fois, ayant toutes deux envie de participer à la chorale des différentes célébrations et nous avons beaucoup échangé. Je lui racontai, entre autres choses plusieurs expériences de foi que j’avais vécue et là elle me dit : « Et bien, vous avez été gâtée en merveilles ! » C’est de là que m’est venue l’envie de vous parler de deux cadeaux que Dieu m’a faits.

    Mais je veux d’abord vous parler d’une merveille dont j’ai été témoin, c’était au cours d’une messe du matin à la grotte. Les permanents du sanctuaire étaient un peu inquiets car un malade trisomique ne voulait pas leur obéir, il voulait être au plus près de ce qui se passait et bougeait beaucoup. Un monsieur, sur le côté, leur a fait comprendre qu’il veillait sur ce malade et que tout allait bien se passer, ce qui fut le cas car, d’un regard souriant, d’un petit geste de la main il apaisait le malade et je n’ai pu m’empêcher d’aller le trouver à la fin de la messe pour lui dire que ses yeux et son sourire n’étaient que bienveillance et amour pour son frère malade.

   Une telle expérience ensoleille votre journée, merci Seigneur !

   Je reviens aux cadeaux que Dieu m’a faits. Le premier remonte à un dimanche de décembre 1969, il faisait très froid. J’avais 20 ans. Maman me demande à quelle messe je veux aller, en fait je n’avais pas envie d’y aller, et je lui réponds « ce soir, à 18h30 ». Arrive le soir, il me faut donc y aller. Je pensais aller faire un tour une heure car je ne voulais vraiment pas aller à la messe, mais rappelez-vous, il faisait très froid ! Alors je suis allée à l’église, me suis posée sur une chaise derrière un pilier et j’ai attendu….

    1969, quelques années après Vatican II, le geste de paix était relativement nouveau dans nos célébrations. J’étais là, assise, un peu renfrognée et … j’ai vu un homme très souriant venir vers moi en me tendant la main. Je ne pouvais refuser ce geste de paix et plus tard, j’ai compris que c’était le Christ qui était venu me remettre debout.

   Quand les enfants du catéchisme me disent « Mais Jésus, on ne le voit jamais ! », je leur réponds « Mais si, moi, je l’ai vu, il est venu me prendre par la main. »

    Ma deuxième merveille marquante, je l’ai reçue il y a quelques années à Nazareth lors d’un pèlerinage en Terre Sainte. Quand je m’étais inscrite à ce pèlerinage, je pensais que j’allais être déçue de ce que j’allais voir mais que je m’en voudrais si je n’y allais pas. Alors, je me suis donc inscrite.

   Nazareth, sept heures du matin. Nous entrons dans la Basilique de l’Annonciation et là j’ai eu un choc terrible. J’ai traversé cette grande basilique en larmes, sans comprendre ce qui m’arrivait. C’est là que la Nouvelle Alliance a commencé avec le OUI de Marie. Les seuls mots qui me venaient à l’esprit étaient le « Je vous salue Marie » et Merci. J’étais habitée par cette expérience de foi et je n’avais qu’une hâte : revenir prier dans cette basilique heureusement située juste à côté de notre hébergement.

   J’y suis donc allée après le dîner et quand j’ai dit à des amis que j’y étais retournée pour prier, ils m’ont demandé s’il y avait du monde. J’ai répondu que je ne savais pas, j’étais juste allée « bavarder » avec Marie et l’atmosphère de la basilique était si priante que je me suis sentie en tête à tête avec Marie, avec celle qui a tout donné.

   Je vis avec ces deux cadeaux de Dieu et oui, je peux témoigner que le Seigneur est venu me prendre par la main à des moments où je le négligeais. Il m’a remise debout et depuis je ne peux que chanter « Chantez avec moi le Seigneur, célébrez-le sans fin. Pour moi il a fait des merveilles, et pour vous il fera de même. »

   Au revoir mes amis, je vous donne rendez-vous le 28 Septembre à Sées pour notre journée de rentrée.

    A bientôt sur RCF, bien sûr.