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Petites réflexions de confinée…


  Nous venons de vivre un printemps inimaginable qui a grandement impacté notre vie, la vie de notre pays, la vie du monde.

  Nous avons certainement ressenti le confinement de manières bien différentes :  certains sont en couple, d’autres sont seuls ; certains ont un petit logement en ville, d’autres ont une maison avec jardin à la campagne… Le plus dur étant, sans aucun doute, pour nos aînés en EHPAD ! Nous leur avons manqué, ils nous ont manqué… Les enfants et petits-enfants nous ont beaucoup manqué car les clins d’œil via les nouvelles technologies ne remplaceront jamais les échanges directs et les câlins avec les parents et les grands-parents !

  Aurions-nous pu imaginer vivre la Semaine Sainte et la fête de Pâques sans pouvoir prier  avec notre communauté paroissiale ? Ce fut une grande souffrance de ne pas pouvoir communier au Corps du Christ.

  Heureusement nous avons pu participer aux messes télévisées ou retransmises par la WebTV du diocèse. Pour rien au monde nous aurions manqué nos rendez-vous avec notre évêque pour les offices de la Semaine Sainte, la Vigile Pascale et tous les dimanches depuis. Mehdi nous a fait rire, et il en riait lui-même, avec son envoi en fin de messe pas très bien maîtrisé au début, mais il a bien progressé !

  La basilique Notre Dame d’Alençon était pleine de fidèles (sur papier), et j’ai admiré le servant de messe lorsqu’il encensait … des photos, et Monseigneur qui bénissait… des photos en quittant le chœur. Et que dire des animateurs qui menaient les chants devant… des photos ! Eh bien, je me suis sentie aidée à chanter, je me suis sentie encensée et bénie. Ces rendez-vous hebdomadaires sont des moments de bonheur, merci !

  Merci aussi, Hubert, d’avoir si bien pu nous faire vivre ces moments de Communion avec tout notre diocèse, à la suite de notre évêque.

  Mais notre diocèse a besoin de notre aide car ses finances sont rudement touchées par le COVID 19 : plus de veilleuses, plus d’offrandes de messes, plus de cérémonies, plus de quêtes… Imaginons que vous donniez 1€ ou 2€ à chaque messe à la quête ; entre le 17 mars et le 1er juin, cela fait 12 messes auxquelles vous n’aurez pas pu participer. Vous auriez pu donner 12€ ou 24€ à la quête ! Savez-vous que les dons à l’Eglise donnent droit à une réduction d’impôt de la valeur de 66% du montant du don ? Un exemple : au début du carême, avec les enfants du catéchisme, nous avons confectionné des sachets de lavande, des gâteaux, des savons, des sacs à vrac, des tote bags et des galets décorés et nous les avons vendus au profit de l’association « SOS Villages d’Enfants » qui donne droit à une réduction fiscale de 75% du montant du don. Nous avons récolté 125€, j’ai donc pu envoyer 125x4 = 500€ à cette association qui m’a envoyé très rapidement un reçu fiscal de 375€.

  Ainsi, si vous désirez dépenser 50€ pour aider le diocèse (c’est-à-dire les prêtres et les paroisses), si cela vous est possible, donnez 150€ et vous aurez un reçu fiscal de 100€. Vous pouvez ainsi donner directement au diocèse le triple de ce que vous donnez d’ordinaire à la quête, en final, cela ne vous coûte pas plus cher. Alors, n’hésitez pas , AIDEZ VOTRE DIOCESE !

  Nous pouvons maintenant sortir davantage et circuler dans un rayon de 100km, mais nous devons continuer à appliquer certaines précautions sanitaires : la distance d’un mètre minimum entre deux personnes et le port du masque. Ce fameux masque qui s’est fait attendre ! Cela m’a permis de me découvrir des talents de couturière pour équiper ma famille et mes amis ‘et ceux qui le veulent) de masques qui ne sont pas un rempart qui protège celui qui le porte mais celui que nous rencontrons, à qui nous parlons.

  Je m’applique depuis un bon moment à porter le masque dès que j’entre dans un commerce ou quand je bavarde avec quelqu’un. C’est une manière de dire à celui qui est en face de moi que je fais attention à lui : porter un masque est un acte de bienveillance envers les personnes que nous rencontrons, c’est une manière de dire qu’on ne veut surtout pas leur faire de mal. Pour faire court, porter un masque, c’est dire « tu as du prix à mes yeux et je t’aime ». Nous devrions en porter dès que nous entrons dans un commerce, dans un moyen de transport en commun, chez quelqu’un.

  Nos masques n’ont pas à être aussi performants que ceux des soignants car nous risquons peu de rencontrer des personnes contaminées, mais portons les pour dire aux autres « je ne veux surtout pas risquer de vous faire du mal. »

  Vivons les étapes du déconfinement avec sagesse et ainsi nous pourrons dire que NOUS AVONS CHOISI LA VIE.

                                                                                                   Rita Moreau

MCR du Diocèse de Séez